16 septembre 2009

Si on repart de là...

Ce n'est pas si facile de repartir sur rien.
Une année difficile peut entraîner bien des pertes et des erreurs.
Mais peut aussi découvrir des mystères cachés et merveilleux.
J'ai découvert les joies du cirque.
J'ai vu le Cirque du Soleil, le Cirque Éloïse. C'est touchant, la magie de l'art fait chair, brutal. Les mises en scène à la fois touchantes et magiques. L'inexplicable est montré, demeure inexplicable mais devient enchanteur et mystifiant.
L'art de vivre pour l'art. C'est une leçon de vie.
À ceux qui n'ont jamais vu le cirque, je vous recommande au moins le spectacle gratuit du Cirque du Soleil à Québec, quoi qu'il est terminé, il reviendra l'année prochaine. Trois départs différents, trois raisons uniques de savourer les prouesses de la musique, de l'agilité et de l'art combiné.
Et si on vous offre d'aller voir Nebbia, du cirque Éloïse, je vous y encourage. Au-travers les prouesses des acrobates et les jongleries des clowns, il y a la douceur de l'histoire.
Et même si mes mots ne semblent pas vrai, c'est que je n'arriverai jamais à vous toucher comme ils le font...

13 juillet 2009

Andrjez Zaniewski - Mémoires d'un rat

C'est un récit trouble, marqué par la guerre, la dureté de la vie et la volonté de vivre. Cette histoire, celle d'un rat, n'est pas une histoire simple. C'est le regard d'un petit animal qui vit en conivence avec l'existence des hommes. Il doit pour survivre apprendre à vivre d'eux, de leur nourriture, de leurs infrastructures, sans se faire voir. Être aperçu peut être synonyme de mort.
C'est un rat atypique pris d'une irrésistible envie de vivre, de voyager, de découvrir et de revenir.
C'est surtout un livre troublant et intéressant sur la fuite, la découverte et le voyage. Ce point de vue risque de ne pas laisser indifférent. Malgré le titre repoussant, ça vaut la peine de s'y attarder. En effet... qui jugerais la vie d'un rat intéressante?
Malgré tout, ces "Mémoires" sauront être passionnantes.

15 juin 2009

Aude - L'enfant migrateur

J'aimerais parler d'un livre, mais c'est difficile de le faire. Je viens de le traverser en deux heures... encore. Deux heures de lectures effrénées puisqu'à chaque fois je succombe à ce roman.
Je vous parle d'un tout autre genre de roman, du genre qui vous touche, vous trouble et vous fait réfléchir. C'est un produit québécois. Son nom : Aude. "L'enfant migrateur". Je l'ai parcouru une fois il y a plusieurs années. À la suite de la mort de ma mère, j'ai senti l'envie de le relire.
C'est un petit roman bref et touchant, l'histoire de jumeaux presque identiques et si différents. C'est comme une petite magie, une petite poudre que vous versez dans un verre pour faire rêver, une drogue si douce et innocente... allez hop, le rêve commence et votre regard vous emporte ailleurs, rêveur. Ces jumeaux se complèteront plus que vous le pensez. Ils s'aideront. Et c'est l'histoire de l'un des deux qui peine à vivre, du deuxième qui fait tout pour aider son monde, insouciant de la réalité pour imposer tranquillement son être et sa personnalité.
J'aimerais vous dire autre chose que "lisez-le!" car c'est une phrase convenue. Bien sûr, lisez-le. Lisez-le pour vous même, si ça vous intéresse, si ça vous chante. Si vous voulez lire quelque chose de beau, d'unique, de chez nous, quelque chose qui vous laissera quelque chose, dont vous sentirez encore l'empreinte, lisez-le.
Autrement, profitez bien du beau temps parce que ça en vaut la peine.

12 juin 2009

Neil Bissoondath - La clameur des ténèbres

L'auteur habite Québec depuis un bon bout de temps. Il m'a même enseigné! C'est un professeur fort intéressant qui sait bien vous guider en vous montrant vos erreurs et en vous suggérant des méthodes pour y remédier. Jamais exigeant, jamais tranchant ni condescendant, son ton était celui du professeur désireux de vous donner l'heure juste sur l'art d'écrire.
Sa spécialité était, sans surprise, le roman. C'est un art qui est plus difficile à maîtriser qu'il ne paraît. Par exemple, une nouvelle est un court texte incisif, rapide et tranchant dont le contenu vous est déballé rapidement et l'assimilation, parfois brutale, donne une sensation étrange et invitante. Pour le roman, c'est l'art de prendre son temps. Chaque chose est amené avec un soin planifié, sans exagération ou contentieux.
Avec Neil, vous avez l'impression d'être dans un bateau. Une barque de bois solide qui vogue sur un grand fleuve dont l'issue est la mer, mais dont le courant, tout juste faible, vous berce et vous transporte. Votre guide, Neil, vous montre les choses comme elles viennent, son style clair et limpide vous transporte de pages en pages, vous invitant à vous enliser davantage.Parlont un peu du livre. Situant l'action sur une île illusoire aux larges des côtes de l'Inde, c'est une île indépendante qui souffre de grands troubles: rébellions, pauvreté, jeu de pouvoir et de corruption, c'est un stéréotype tout craché des situations chaotiques et dangereuses des pays de l'Orient et de l'Afrique.
Là s'arrête la comparaison.
Le héros, un jeune instituteur, a été transformé par un professeur dont l'impression lui a donné le goût d'être professeur à son tour. Il voudra tenter de changer le monde, de donner de l'espoir à cette population opprimée. Y arrivera t-il malgré le chaos reignant? La fin a de quoi surprendre!
En résumé, c'est un livre charmant, sans impositions ni brutalité, qui saura vous entraîner dans "la clameur des ténèbres". Neil manie de main de maître la narration et l'histoire de manière à ne jamais succomber à de faux semblants et à des erreurs grotesques, c'est un livre formidable et ... je vous le recommande chaudement!